1. Réaliser une acquisition foncière

L’installation d’agriculteurs bio, atout encore trop sous-estimé pour le territoire

En moyenne, une surface de terres agricoles équivalant à un département disparaît tous les sept ans, du fait de l’urbanisation et de la pression foncière. Or, les freins à l’installation sont nombreux : difficulté d’accès au foncier, notamment pour les hors cadre familiaux de plus en plus nombreux, critères d’éligibilité aux aides, inscription dans des dynamiques collectives, construction du projet et acquisition de compétences, etc. Dans le même temps, on estime qu’un cédant sur deux serait sans successeur familial, sur des fermes parfois mal adaptées à une reprise en l’état par un jeune agriculteur (surface, montant d’investissement, absence de vente du bâtiment d’habitation, etc.). De nombreuses exploitations en vente sont ainsi vouées à l’agrandissement d’exploitations voisines, ou encore à un changement de destination. Les difficultés d’accès au foncier concernent particulièrement les porteurs de projets en agriculture bio (1/3 des installés hors cadre familial sont en AB1). Pourtant, l’installation d’agriculteurs bio comporte des intérêts multiples pour les territoires, au-delà des bénéfices environnementaux : création d’emplois, redynamisation des territoires ruraux, préservation des erres agricoles ou reconstitution des ceintures vertes péri-urbaines, développement et diversification de la production alimentaire locale permettant par exemple d’approvisionner la restauration collective et les circuits de proximité… Les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à intervenir pour faciliter les démarches d’installation, soit en agissant sur le foncier, soit en accompagnant les porteurs de projets à l’installation et les transmissions.

Visionner la Fiche action n°1 – Acquisition Foncière

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